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Les travaux sylvicoles

Il existe en fait deux types de travaux sylvicoles : les commerciaux et les non commerciaux. Les travaux sylvicoles commerciaux sont bien connus puisqu’il s’agit des activités de récolte. Cependant les travaux sylvicoles non commerciaux sont plutôt méconnus. C’est de ceux-ci que nous parlons dans ce texte.

Les travaux sylvicoles (non commerciaux) permettent la régénération de la forêt lorsque la régénération naturelle n’est pas suffisante. Ou encore ils permettent d’éduquer la forêt pour y obtenir les bénéfices souhaités. Ils peuvent se faire suite à une coupe forestière, à un feu de forêt, à une infestation d’insectes,…

Même si elle n’entre pas dans la catégorie des travaux sylvicoles, la voirie forestière est nécessaire pour refaire les chemins qui n’ont pas été entretenus depuis le passage des activités de récolte, pour améliorer des chemins d’hiver et ainsi y accéder l’été, ou encore si on a besoin carrément de nouveaux chemins.

Préparation de terrain

Avant la remise en production, il est généralement nécessaire de procéder à une préparation de terrain en vue de créer des microsites favorables à l’établissement de la régénération ou du reboisement et de créer des conditions favorables au travail du reboiseur. Il y a deux grands procédés de préparation de terrain. Le premier, le déblaiement, consiste à retirer et à entasser les déchets ligneux et l’humus excessif afin d’atteindre le sol minéral; on fait la mise en andains des résidus de bois avec un peigne monté sur une débusqueuse ou une pelle mécanique ou encore avec une abatteuse-groupeuse. Le deuxième, le scarifiage, consiste à travailler le sol; le scarificateur creuse des sillons pour faciliter la mise en terre des plants, un peu comme les labours agricoles.

Remise en production

La remise en production consiste bien sûr à planter des arbres ou à assurer l’ensemencement artificiel. On appelle cela reboisement quand on reboise l’ensemble du terrain et on appelle cela regarni lorsqu’on complète la régénération naturelle par le reboisement afin d’obtenir la quantité et la distribution de plants désirés. On choisit les dimensions des plants en fonction de la compétition en présence. On choisit les essences en fonction de l’écologie du site, du sol et des objectifs de la plantation.

Sur la Côte-Nord on plante principalement épinette noire, épinette blanche, pin gris.

Sur certains sites riches, on instaure des AIPL, c’est-à-dire des aires d’intensification de la production ligneuse, avec comme essences principales l’épinette blanche et l’épinette noire.

Les semences utilisées pour le reboisement proviennent de vergers à graines comme celui de  Ragueneau où on récolte les semences d’arbres sélectionnés pour leurs caractéristiques désirées.

Les semences sont ensuite envoyées dans les différentes pépinières comme le Centre sylvicole de Forestville, pour y produire les semis pour le reboisement.

Éducation de peuplement

L’éducation de peuplement consiste à favoriser les essences désirées et à faciliter leur croissance. C’est par le débroussaillage qu’on élimine les essences non désirées. Lorsque les arbres mesurent moins de 1,5 m on dit qu’on réalise du dégagement de plantation ou de régénération naturelle. Lorsque les arbres mesurent 1,5 m et plus on dit qu’on réalise du nettoiement ou de l’éclaircie pré-commerciale.

En conclusion ces travaux sylvicoles peuvent augmenter la productivité de nos forêts tout en permettant de l’aménager pour répondre aux différents besoins. La sylviculture est en fait la culture des arbres. Elle ne date pas d’hier, comme en témoigne cet extrait de Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylviculture):

Histoire de la sylviculture

La sylviculture a des racines probables dans la préhistoire et la Chine, qui l'a développé tout en déboisant rapidement une grande partie du territoire dès 8000 ans avant nos jours. La sylviculture était une science suffisamment reconnue pour qu'en 221 av. J.-C., lorsque l'empereur Qin Shi Huang ordonna de brûler tous les ouvrages indésirables, il fit trois exceptions pour les seuls livres traitant de médecine, d'agriculture et de sylviculture.

 

Par Marie-Eve Gélinas et Dominic Bissonnette

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