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Expédition dans les chantiers de Boisaco

Lundi 27 août : arrivée et coucher au camp Bersimis

Mardi 28 août :

Partie 1

Avec la contremaître de récolte Kim-Priscilla Plante, nous allons à la rencontre de l’équipe de B.R.M. Dionne dans le secteur Sault-aux-Cochons. Il faut d’abord aller rendre visite aux opérateurs sur les deux abatteuses et les deux transporteurs pour entrer les nouvelles données des travaux à faire dans le GPS des machines. Il faut aussi vérifier les longueurs des billots façonnés au cas où les roulettes de défilement seraient désajustées. Ensuite on part rubaner un nouveau secteur de coupe. Code des couleurs de rubans : orange barré pour le ruisseau à protéger, orange pour le contour de la coupe et rose picoté noir pour une directive du contremaître (ex : billot oublié). On marche dans une belle forêt de grosses épinettes noires au sol couvert de mousses et d’éricacées. Il fait chaud et humide, l’exercice est exigeant, pas de doute que ça met en forme.

Partie 2

Avec le superviseur André Briand, nous parcourons en véhicule le grand chemin, qui est en fait la portion gravelée de la 385 après Labrieville. André est responsable de la réfection de cette route, qui se fait grâce au programme de remboursement des chemins multiressources. Multiressources car ce chemin est utilisé aussi par les villégiateurs, chasseurs, pêcheurs, etc. Les montants octroyés par le gouvernement à l’entreprise forestière pour leur réparation et leur entretien bénéficient donc à tous les utilisateurs de la forêt. En gros il s’agit de refaire les fossés avec une pelle. Dans le cas où il y a un cours d’eau à protéger, on va seulement enlever les aulnes avec la débroussailleuse (la grosse machine et non celle qui est maniée à main d’homme). Cela permet d’élargir le corridor visuel et d’améliorer la visibilité pour plus de sécurité.

Partie 3

Avec le contremaître en transport Stéphano Deschênes, nous arpentons en véhicule le secteur où se fait présentement le chargement des camions de bois. Stéphano doit voir à ce que les chemins secondaires soient praticables par ces mastodontes. Il doit coordonner les réparations et indiquer aux opérateurs de pelles, de niveleuses et de 10 roues les endroits à améliorer. Il y a eu un bris à réparer sur la chargeuse plus tôt dans la journée et cela a occasionné un petit retard; plusieurs camions sont en attente de chargement. Les camions sont franchement bien entretenus, les cabines sont de couleurs vives (jaune, rouge, bleu), on voit que les propriétaires sont fiers. Stéphano espère qu’il ne pleuvra pas trop car cela risque de briser le chemin. Quand les empilements de billots de ce secteur seront tous partis vers l’usine, il faudra déplacer la chargeuse dans un autre secteur où il y du bois à sortir.

Coucher au camp Fleury

Mercredi 29 août :

Partie 4

Avec le contremaître en voirie Denis Gravel, nous allons voir la mise en forme d’un nouveau chemin. Cela signifie qu’il n’y a pas encore de gravier dessus, c’est de la terre, boueuse car il a plu la nuit dernière. Denis marche le chemin pour l’entrer dans son GPS et le transmettre au géomaticien. Il note également l’emplacement des ponceaux, qui sont toujours stabilisés avec de la matière végétale, ce qui donne un beau coup d’œil. Les anciens chemins doivent aussi être entretenus un certain temps après la récolte. Des avis ont été émis et il faut apporter les correctifs. Un opérateur de pelle est assigné à réparer les dommages causés par un coup d’eau. Ensuite on vérifie l’écoulement de l’eau dans les ponceaux, il faut parfois en déboucher un. Nous montons en «pick-up» sur le haut des montagnes, la vue sur les lacs est splendide. Un ours détale dans le terrain de coupe devant nous. En passant on ramasse un bout de tuyau oublié et on replace une pancarte tombée.

Partie 5

Retour en camion de bois avec le chauffeur Éric Gauthier, surnommé «la bête»! Le camion est une propriété de Transport Stéphane Martel. On est assis haut et on voit vraiment bien là-dedans. Éric s’annonce souvent au radio pour avertir les autres usagers de son passage. D’ailleurs des pancartes de kilométrage indiquant l’annonce radio obligatoire sont disposées tout le long de la route. La sécurité est une priorité. Il faut vérifier l’arrimage du chargement à des endroits prévus à cette fin. De plus le chauffeur regarde bien ses roues dans les miroirs pour être certain qu’il n’y a pas de crevaison causée par une roche pointue. Ça fait quand même 22 roues à surveiller! À la balance de Labrieville, nous apprenons que le poids du camion est de 62 550 kg. Ça peut être plus élevé mais il faut tenir compte de la condition actuelle du chemin forestier. Et pour continuer sur la route asphaltée, il faut diminuer le poids. La chargeuse va donc enlever du bois, qui constituera une réserve à transporter lors des périodes d’arrêt en forêt.

Merci aux gens de Boisaco pour la visite,

 

Marie-Eve Gélinas

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