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Les grandes questions

1

La coupe forestière est-elle de la déforestation? NON

La déforestation est un changement de vocation d’un territoire forestier pour autre chose, par exemple l’agriculture et le développement domiciliaire. C’est un problème qui se voit plutôt dans d’autres parties du monde comme en Amérique du Sud ou en Indonésie.

Au Québec la déforestation peut se constater à petite échelle en milieu urbain et municipalisé, mais elle est interdite sur le territoire forestier public géré par l’État (92% du territoire). Une coupe d’arbres même intense n’est pas de la déforestation si le territoire demeure à vocation forestière et que la forêt repousse. C’est le cas de la récolte qui se fait par les entreprises forestières. Des suivis sont faits par les forestiers pour s’assurer que la forêt reprend sa place.

2

Est-il nécessaire de planter un arbre pour chaque arbre coupé? NON

Au Québec, dans 80 % du territoire, il y a de la régénération naturelle en place, c’est-à-dire des petits arbres déjà présents. Et dans seulement 20 % du territoire le reboisement est nécessaire parce que la régénération naturelle n’est pas suffisante (peu de semis, envahissement par d’autres plantes,…)

Sur la Côte-Nord, historiquement, 85 % du territoire récolté a de la régénération naturelle déjà en place et donc 15 % seulement est reboisé. Cette proportion peut varier en fonction des perturbations naturelles. En effet, on reboise aussi dans certaines superficies affectées par les feux de forêt.  Et présentement, à cause de l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette qui affecte aussi la régénération, on reboise plus, de 20 à 30 %.

3

Est-ce qu’il y a encore des coupes à blanc?  NON

La coupe à blanc systématique, ça n’existe plus. Avec les années, la foresterie a beaucoup évolué et de nos jours, on retrouve une panoplie de traitements pour faire la récolte.

On regroupe ces traitements en trois catégories. D’abord les coupes totales, dans lesquelles on récolte tous les arbres matures mais en protégeant les petits arbres. Ensuite les coupes à rétention variable, dans lesquelles on va laisser des arbres d’un certain diamètre, ou encore des bouquets d’arbres matures ou semenciers. Finalement les coupes partielles, dans lesquelles on coupe seulement une petite proportion des arbres marchands, ce qui nous permet de garder une ambiance de forêt mature. Évidemment le type de coupe est choisi en fonction du peuplement lui-même. C’est dire qu’un peuplement qui présente beaucoup de régénération aura un plus bel aspect visuel après la récolte qu’un peuplement qui n’en a pas.

4

La coupe forestière est-elle la seule perturbation de la forêt? NON

Au Québec, la coupe forestière se fait sur un très petit pourcentage du territoire à chaque année comparativement aux perturbations naturelles comme les feux de forêt, les infestations d’insectes et les chablis (arbres renversés par le vent). Donc l’humain perturbe la forêt, mais les éléments de la nature la perturbent davantage.

D’ailleurs, on fait maintenant ce qu’on appelle de l’aménagement écosystémique, c’est-à-dire qu’on s’inspire des perturbations naturelles pour faire la récolte. Par exemple, on peut réaliser une coupe totale à l’image du passage d’un feu de forêt. Le but est de garder la forêt dans un état proche de celui de la forêt naturelle, pour s’assurer du maintien de la biodiversité.

Ajoutons qu’un arbre n’est pas immortel; il vit et meurt. Les vieux arbres sont plus susceptibles d’être attaqués par la carie, un champignon qui cause en quelque sorte la pourriture du bois. Il y a beaucoup de carie dans nos vieilles forêts nord-côtières.

5

Est-ce que les citoyens ont leur mot à dire? OUI

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs procède à des consultations publiques sur les plans d’aménagement forestier. Ces consultations ont habituellement lieu à l’automne. Les gens peuvent consulter les documents en ligne ou en se présentant aux bureaux du ministère. Ils peuvent faire part de leurs préoccupations sur les travaux prévus, que ce soit de la récolte, de la construction de chemins ou des travaux sylvicoles non commerciaux.

La nouvelle loi prescrit les TGIRT – Table de gestion intégrée des ressources et du territoire –  où tous les utilisateurs du territoire peuvent s’exprimer. Ceux-ci sont les MRC, les communautés autochtones, les organismes de protection de l’environnement, les regroupements et les associations de pourvoiries, de ZEC, de chasseurs et de pêcheurs, de trappeurs, de villégiateurs,…

Le ministère prône l’harmonisation des usages de la forêt; il s’assure du suivi des commentaires reçus.  

 

 

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