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Sapin de Noël naturel ou artificiel?

Le naturel :

Il y a plusieurs avantages à utiliser un sapin naturel provenant de plantation lors des festivités de Noël. En plus de dégager une odeur de fraîcheur dans notre maison, il est renouvelable, recyclable et même compostable. Bien qu’il n’orne la maison que pour quelques semaines, il avait déjà, depuis sa plantation, apporté sa contribution pour nous et notre planète.

C’est bien connu, les arbres sont des purificateurs d’air. Avec un hectare, soit cent mètres par cent mètres, une plantation d’arbres de Noël cultivés produit, en une journée, une quantité d’oxygène suffisante pour répondre aux besoins de 45 personnes. Cette même quantité d’arbres enlève jusqu’à 32 tonnes de polluants et diminue le taux de poussières environnant. En plus d’expirer de l’oxygène, les arbres retournent l’eau absorbée par les racines, purifiée, par évaporation. En effet, cette eau est filtrée à travers son trajet dans le tronc jusqu’aux feuilles pour être retournée dans l’atmosphère. De plus, avec leurs racines, les arbres stabilisent le sol, réduisant ainsi les risques d’inondation et d’érosion. Ils servent également de barrière contre les vents forts.

Plusieurs animaux trouvent refuge dans une plantation d’arbres de Noël. Il y a les mammifères comme les petits rongeurs, les marmottes, les lièvres. Il y a les oiseaux comme les perdrix, les merles et les mésanges. Ces animaux trouvent tout ce dont ils ont besoin pour faire leur nid mais bénéficient aussi d’une protection contre les prédateurs grâce au couvert des branches. De plus, ils contribuent au contrôle des insectes en se nourrissant de ceux-ci.

Au niveau économique, c’est près de 25 millions d’arbres qui sont coupés chaque année au Québec par environ 250 producteurs. Cela contribue à la création d’emplois et au développement local. Cependant il peut être bon de s’informer sur l’utilisation d’engrais chimique et de pesticides, que les producteurs tendent à diminuer par souci environnemental.

Une fois le sapin chez soi, il faut prévoir l’arrosage quotidien à raison d’environ un litre par jour afin d’éviter la sécheresse rapide et la perte des aiguilles. De plus, il faut lui trouver un endroit stratégique dans la maison. Il est recommandé d’éviter les endroits trop ensoleillés comme les fenêtres. Il faut également éviter toutes sources de chaleur, puisque le sapin naturel est une source potentielle d’incendie.

L’artificiel :

Les avantages du sapin de Noël artificiel sont nombreux. Il n’y a qu’à penser à la facilité de la chose. Il ne perd pas ses aiguilles. Il n’est pas nécessaire de l’entretenir une fois installé dans la maison. Il ne faut pas se déplacer pour aller le chercher à chaque année. Les risques d’incendie causés par celui-ci sont moindres. On peut le choisir : sa couleur, avec ou sans petites lumières, gros, grand, petit, etc. Mais est-ce vraiment la meilleure solution?

Bien que financièrement ça semble cher à l’achat, entre 50 et 400 $, ce n’est pas le portefeuille qui en paye le prix, mais bien la planète. La plupart des sapins artificiels sont faits de plastique polychlorure de vinyle (PVC) qui découle du pétrole. La transformation du pétrole en plastique produit des gaz à effet de serre en très grande quantité. Les usines de production de sapins artificiels, souvent dans des pays asiatiques, produisent elles aussi une très grande quantité de gaz  toxiques. Il faut également penser aux émanations émises par les paquebots qui traversent la planète et aux camions qui livrent jusqu’aux magasins ledit sapin.

En termes de génération de CO², on calcule que la production d’un sapin artificiel émet 8,1 kg de CO² annuellement, comparativement à 3,1 pour la production d’un sapin naturel. Afin de compenser les émissions du sapin artificiel, il faudrait le conserver environ 20 ans, ce que la plupart des gens ne font pas. En moyenne, les familles conservent leur sapin durant six ans avant de le jeter aux ordures. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’il est jeté?

Contrairement au sapin naturel, le sapin artificiel n’est pas recyclable ou compostable. Une fois le sapin jeté, il se retrouve dans un dépotoir, où il est brûlé ou enfoui. Peu importe ce qui lui arrive, rien ne le fait disparaître sur le champ. Lorsqu’il est brûlé, les matériaux de plastique émettent du CO² et la tige centrale de métal ne brûle pas. Lorsqu’il est enfoui, il faudra attendre plus de 200 ans pour qu’il soit décomposé.

À l’approche du temps des fêtes, il est important d’avoir une bonne réflexion sur le choix du sapin qui mettra la joie dans notre maison. Même s’il est parfois plus facile d’utiliser le sapin artificiel, le sapin naturel offre beaucoup plus d’avantages.

Références :

http://apanq.qc.ca/environnement/arbre-naturel/

http://www.canalvie.com/maison/decoration/idees-design/choisir-son-sapin-de-noel-naturel-ou-artificiel-1.960050

http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Regions/chaudiereappalaches/journalvisionagricole/autresarticles/horticulture/Pages/sapin-artificiel-naturel.aspx

http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eco-consommation-sapin-noel-naturel-artificiel-plus-ecologique-1037/

Quant à l’option d’aller chercher soi-même son sapin en forêt, il faut savoir qu’il est interdit de couper un arbre en forêt publique sans détenir un permis. Toutefois c’est possible sur terre privée, avec l’autorisation du propriétaire bien sûr. Aussi certains producteurs d’arbres de Noël offrent l’option autocueillette.

Gabrielle Perron

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